AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez|

Ashton • When you couldn't forget, they had ways of making you not care

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
avatar
Invité

Invité




MessageSujet: Ashton • When you couldn't forget, they had ways of making you not care Mar 24 Aoû - 13:54


« Ashton Cian Livelystone »


(c) CelticAddiction
        Ashton est né en Mars 1981, et si vous savez calculer, vous en avez déduit qu'il était âgé de 29 ans. Il répond à tout un tas de surnoms, dont Ash' ou encore Lively'. Il a perdu ses parents biologiques dans un accident de la route alors qu'il était encore bien jeune, et a été élevé par un riche couple vivant à Bairnsdale. Il a vécu en Australie jusqu'à ses 7 ans, avant de partir pour New York, puis pour Los Angeles. Il est "rentré au pays" depuis 2 ans, et est à la recherche de son frère cadet. Il a un doctorat de médecine et s'est orienté vers la médecine urgentiste. Il a reçu la parfaite éducation mais a toujours tout fait foirer. Il est irascible sans sa dose de café quotidienne. Il est passionné de cinéma et de littérature, connaissant des centaines de citations sur le bout des doigts. Il a recueilli Dante, un dingo qu'il a trouvé en revenant vivre en Australie. Il a vécu mille vies.
« in your head »


Il est impossible de caractériser quelqu'un en quelques lignes, parce que c'est passé à côté de tas de choses qui entrent pourtant en jeu. Cependant, il serait assez aisé de dire que le jeune homme qu'est Ashton a un double visage. Il a sans cesse ce sourire mutin et un brin moqueur aux lèvres, sauf lorsqu'il a le visage fermé et les sourcils froncés. Il est toujours de bonne humeur, premier partant à rire et s'amuser sauf les jours où il a simplement envie d'être seul, histoire d'éviter de passer ses coups de sang sur qui que ce soit. Il vous dira toujours qu'il va bien lorsque vous le lui demanderez, alors qu'au fond de lui, cela ressemble à quelques petites choses prêt au chaos. Il ne reste jamais en place, et certains diront que c'est parce qu'il est dynamique, réactif, et qu'il y a toujours quelque chose à faire, alors qu'au fond, il cherche juste à fuir, perpétuellement. Il a toujours paru être ce jeune homme sûr de lui et aux atouts physiques indéniables, alors que dans le fond, il n'a jamais exactement réussi à trouver sa place, la faute à ces vies qu'il a commencé à vivre et qu'il a dû abandonner par la force des choses. Il y a un grand vide dans sa vie comme dans son coeur, celle de la vie qu'il aurait dû vivre avec ses parents biologiques et son petit frère. Un psy' s'arracherait les cheveux à tenter de dresser son portrait psychologique et finirait même sans doute lui même à l'asile. Ashton est un jeune homme volontaire, qui ne recule devient rien pour faire ce qu'il a décidé de faire, au point de prendre bien souvent des risques inconsidérés : c'est une vrai tête brûlée et un parieur qui gagne à chaque fois. Son sens du sacrifice est hors normes lorsqu'il s'agit de le mettre au service de ceux qu'il aime, et parfois le retour de bâton fait un mal de chien. Question amour ... Disons qu'il n'a pas réellement trouvé celle qu'il lui fallait, même s'il a bien cru que c'était le cas pendant quelques temps. Il a depuis toujours un franc succès auprès de la gente féminine et masculine aussi, et a la philosophie de profiter de chaque instant. Ainsi, il papillonne, ne s'attarde jamais avec la même demoiselle, sachant bien que si elle reste avec lui, il ne pourra rien faire d'autre que la planter droit dans le mur en restant d'une instabilité chronique. Et puis, il a été blessé par l'amour, et a quelque peu été vacciné depuis. Mais il a l'intelligence d'esprit de ne pas totalement se fermer.

« raconte moi! »

Passer des soirées entières à feuilleter les albums photos qu'il pouvait bien avoir n'avait jamais été son truc. Au mieux, il ne ressentait qu'indifférence devant tous ces clichés, certains commençant quelque peu à jaunir, au pire, il sentait une lassitude extrême l'envahir. Pour lui, se voir en photo', c'était comme observer un autre, quelqu'un qui n'était pas lui, qui n'était plus lui, quelqu'un à qui on avait dit adieu sans vraiment éprouver de regret, ni même de manque. En plus, lorsque vous feuilletez un album photo', il y a forcément toujours quelqu'un qui finit par se planter à côté de vous, s'affalant à vos côtés, quelqu'un qui se lançait dans une revue détaillée de chaque cliché, accompagnée d'explications toutes plus ennuyantes et emmerdantes les unes que les autres. Franchement, qu'on le pense incapable de se reconnaître sur tel ou tel cliché l'énervait au plus haut poing, et éviter d'encastrer le petit malin qui se la jouait commentateur était parfois bien dur. En plus, ce n'était sûrement pas à eux de le faire, eux qui n'étaient pas ceux qu'il aurait tant voulu à ses côtés. Alors, oui, les albums photos, il les préférait ranger au fond d'une boite à chaussures, boîte posée au sommet d'une armoire elle même planqué dans une pièce dans laquelle on n'allait jamais, parce qu'on n'en éprouvait pas le besoin. Cependant, malgré tout, certains clichés étaient comme encrés au fond de sa mémoire alors même qu'il ne les avait parfois vu qu'une seule fois, parce qu'on avait simplement décidé de vite tourner la page de l'album pour passer à une autre. Petit, il avait bien essayé de savoir pourquoi on passait rapidement les premières pages de l'album de ces premières années, et pourquoi il y avait cette caisse, là, rangée juste à côté du fameux album, caisse qu'on n'ouvrait jamais et qu'on évitait toujours du regard. Mais devant le manque de réponse de ses parents, il avait décidé de se taire plutôt que d'avoir la sensation de parler dans le vide et de les entendre l'abreuver de mensonges qu'à son si jeune âge, il savait déjà faux et inventés de toute pièce. Leur toute première réponse l'avait cependant marqué comme au fer blanc, et il se disait que, malgré tout, malgré tout ce qui s'était passé depuis, malgré les réponses qu'il avait réussi à obtenir avec le temps et qui éclairait sous un tout autre angle tout cela, il ne pouvait s'empêcher de leur en vouloir, profondément. « Tu ne les connais pas mon chéri, pas plus que nous. On ... nous a obligé à prendre la boîte et à la garder, et ... Regardes chéri, tu as vu comme tu étais mignon dans les bras de Papa ? » Non, il n'était pas mignon dans les bras de Papa. Il voulait juste une réponse lui, et non pas une fuite en avant, ou en arrière, au jour d'aujourd'hui, il ne savait pas encore trop comment qualifier tout ça. Avec les années, il s'était interrogé sur le si peu de photos de lui lors de ses premières années, et on lui avait encore une fois menti, une fois de plus en somme, une fois qui ne serait sûrement pas la dernière. « Chéri, tu sais bien qu'il y a eu le feu et qu'on a profité du fait qu'il fasse repartir à zéro pour venir vivre à New York. Tu le sais ça, n'est ce pas ? » Megara Livelystone et sa voix si douce et fruitée, mais si percée de stress lorsqu'il s'agissait de lui mentir à certains sujets, tss ... Il n'était pas stupide, loin de là, et elle devait sûrement savoir qu'il n'était pas dupe, mais Ashton avait l'intelligence d'esprit de ne pas lui en faire la remarque. Sa mère était une femme douce et sociable, qui adorait par dessus tout s'occuper de sa famille. Megara, une Grecque qui s'était un jour perdue à l'aéroport de Londres, où elle effectuait ses études, et qui s'était retrouvée à Canberra sans bien le réaliser. Cela l'avait toujours fait rire enfant, que de l'écouter lui raconter pour la millionième fois sa méprise, surtout parce qu'elle rougissait et riait en se libérant complètement, elle qui semblait sans cesse trop engoncée dans sa tenue de mère au foyer faisant des plats dignes d'un grand chef étoilé et ayant un sens aigu du ménage. Elle se dévouait corps et âme pour ses quatre fils et sa fille, petite dernière de la fratrie et petite blonde vénérée par ses frères. Elle était incapable de leur refuser quoi que ce soit, et par chance pour elle, elle n'avait pas des enfants pourris gâtés. Heureusement pour elle d'ailleurs, car cela aurait vite été ingérable, surtout qu'elle ne pouvait pas toujours compter sur le soutien de son époux, Jeffrey Livelystone, travaillant à l'ambassade des Etats Unis en Australie quand tous y vivaient encore et étant devenu influent employé du gouvernement lorsque les Livelystone rentrèrent pour les Etats Unis.

Il les avait toujours beaucoup aimé, parce qu'avec eux, il n'avait jamais manqué de rien. Jeffrey gagnait suffisamment d'argent pour qu'aucun d'entre eux n'ait à s'inquiéter de fins de mois difficiles. Ses trois frères aînés étaient géniaux, surtout les jumeaux, et bien qu'âgés de 8 et 10 ans de plus que lui, ils n'avaient jamais hésité à le faire entrer dans tous leurs jeux. Quant à la petite dernière de la famille, plus jeune que lui de 5 ans, elle était un sucre d'orge sur pattes, le cliché parfait de la parfaite petite fille blonde aux yeux bleus, qui enfournait dans sa bouche un cookie géant qu'elle tenait de ses petites mains en vous observant de ses grands yeux de cocker bien ouverts. Oui, il était bien parmi les siens, mais n'avait jamais vraiment pu s'empêcher de penser que quelque chose clochait. Au final, il ne se sentait vraiment bien et à l'aise qu'avec Naora, sa petite soeur, sans doute aussi parce qu'il y avait entre eux moins d'écart d'âge qu'il pouvait y en avoir avec leurs frères aînés. Tout avait pris plus de réalité dans son coeur après leur départ de Bairnsdale en Australie pour New York aux Etats Unis. Il avait ressenti ce mal au coeur, cette boule au ventre lorsqu'il avait vu par le hublot de l'avion sa terre natale s'éloigner. Ce fut un grand déchirement pour lui, et il ne se sentait plus entier après ça. Il ne parla pas pendant plusieurs jours, avant de soudainement sortir de son mutisme, alors que Naora s'apprêtait à chuter tête la première dans les marches du haut de ses 2 ans et quelque. Sa mère l'avait pourtant pris sur ses genoux tous les jours que dura son mutisme, en lui caressant tout doucement les cheveux. « Chéri, ça va aller, je te le promets ... Tu vas t'y habituer, promis. C'est ici maintenant ta vie, et on est tous ici. Toute ta famille ... » Se souvenir de ces paroles lui tordaient plus que jamais le coeur. Elle lui avait menti, sans même réellement broncher pour une fois, et aujourd'hui, réaliser cela lui était presque insupportable. Alors, oui, il s'était résolu à vivre à New York, était allé à la Buckley School, école privée réservée aux garçons et considéré comme la meilleure de la ville, il avait joué au ballon dans Central Park, avait admiré les décorations de Noël décorant sublimement Barney's et il avait vécu cette vie de fils de riches, sans jamais cependant se sentir à sa place.

Et puis était venu l'heure pour eux de déménager à nouveau, pour Los Angeles cette fois, et Ashton eut la confirmation que sa réaction lors de leur premier déménagement n'avait rien à voir avec une quelconque peur de ne pas retrouver de repères. Là, il n'avait ressenti aucune peur, et aucun mutisme n'était venu le bloquer. Bien sûr, il avait laissé derrière lui, à New York, des tas de choses, mais, sincèrement, ça allait, il n'avait pas à se plaindre d'une soudaine dépression. Jeffrey avait obtenu une promotion, promotion qui engendrait une mutation, et une nouvelle vie commença pour lui. Il avait 14 ans et entra au lycée, encore une fois dans le cycle privé, parce que pour ses parents cela devait être ainsi et pas autrement, sauf qu'il y eut tout de même une grande révolution : cette fois ci, l'établissement était mixte, et cela changea beaucoup de choses pour lui. Il fut pris d'assaut, et ce n'était pas rien de le dire, par une nuée de jeunes ados, souvent même plus âgées que lui. Il se souvenait encore du rire de ses frères, restés sur la côte Est du pays pour leurs études dans les universités de la Heavy Ligue. Oui, jusqu'à maintenant, il n'avait pas encore réalisé qu'il était déjà un sacré brin de garçon, et qu'il attirait les regards, commençait à déchainer les passions dans le coeur d'ado' qui n'attendaient que lui pour laisser libre cours à leurs fééries d'ado' en fleur et prêtes à tomber amoureuses pour la première fois. Sa scolarité se passait bien, après qu'il se soit repris suite à un trimestre un peu moins bien, après avoir réussi à concilier amis, filles et études. Il n'en délaissait pas pour autant sa petite soeur. Il grandissait, mûrissait, embellissait aussi, et devenait expert dans les choses de l'amour. Cependant, il envoyait moins de « Je t'aime » qu'il ne recevait. Il refusait de brader ces trois petits mots à la première venue, surtout quand il n'était pas amoureux. Il réussit ses années lycée avec assez de brio pour obtenir une place dans la meilleure école de médecine du pays. C'était ce qu'il voulait faire, soigner les gens, les secourir, se sentir utile et ne pas rester le cul collé à une chaise 24h/24, 7j/7. Et puis le destin décida de se jouer de lui. « C'est fini. » Trois petits mots, encore une fois, à la portée gigantesque, encore une fois, et déchirants. Dire qu'l ne s'y attendait pas aurait été mentir. Il n'y avait pas besoin de faire médecine comme lui pour comprendre que Jeffrey allait finir par mourir et que ce n'était plus alors qu'une question de temps. Un déséquilibré avait surgi dans le bâtiment gouvernemental où travaillait Jeffrey, armé d'un revolver, et il avait fait feu, à plusieurs reprises, sur ceux qu'il avait croisé, avant de retourner son arme contre lui, laissant les motifs de son geste dans le flou total. Son père était malheureusement l'une des victimes. La balle s'était logée à quelques centimètres du coeur, mais ne l'avait pas tué. Il était cependant impossible de la lui retirer sans le faire succomber. Il était alors resté dans le coma pendant quelques jours, avant que son corps ne se décide à lâcher prise. Ashton avait 19 ans, et venait de perdre son père.

Il n'aurait cependant jamais penser que la mort de quelqu'un puisse à ce point changer sa vie du tout au tout. En quelques semaines seulement, Megara avait comme pris 20 ans de plus dans la vue, et elle se mit à dire d'étranges choses. Il la trouvait de plus en plus étrange d'ailleurs, jusqu'au jour où il fut tiré de son lit par un coup de sonnette bref et caractéristique de sa mère, alors qu'il était tranquillement endormi dans son appart', pris au début de ses études. Megara était là, sur le palier, tenant entre ses mains tremblantes cette caisse dont il avait tant voulu savoir la contenance depuis toutes ces années. Et elle lui révéla tout, du moins, tout ce qu'elle savait. « Ashton, les deux personnes sur la photo, ce sont tes parents, tes vrais parents ... »Cela le brisa, et sur le moment, il ne prononça aucune parole, n'eut aucun geste, et laissa partir celle qui n'était en réalité que sa mère adoptive depuis toutes ces années. Ses parents adoptifs avaient perdu la vie dans un accident de voiture alors qu'il avait 4 ans, les laissant seuls et sans famille, lui et son petit frère, parce que, oui, il avait un petit frère. Sur le coup, il fut quelque peu choqué de savoir qu'il avait un frère, un bien à lui, né des mêmes parents que lui, quelque part sur cette terre, et qu'il ne le connaissait même pas. Et puis, il y eut ce moment de réflexion : au fond de lui, il le savait, au fond de lui, il s'en était plus ou moins douté. A 4 ans, on a des souvenirs de toute façon. Il consulta l'un des directeurs d'études de sa section de médecine, qui lui expliqua bien que, parfois, lors d'événements tels que celui ci, on est amené à faire un blocage, à perdre aussi partiellement la mémoire. Le plus souvent, cela ne dure pas, mais il advient parfois qu'une telle situation s'éternise et perdure à jamais si on n'y fait rien. C'est ce qui c'était passé : il avait décidé d'effacer de sa mémoire tout souvenir pouvant potentiellement lui rappeler sa vie d'avant, celle qu'il avait vécu et connu avec ses parents biologiques et son petit frère, dont il ne connaissait que le prénom, Jayden. Sa mère avait été dans l'incapacité de lui dire ce qu'il était advenu de lui, lui avait simplement dit qu'ils n'avaient appris qu'il avait un petit frère qu'une fois la démarche d'adoption arrivée à terme et alors, il était trop tard pour adopter aussi Jayden, celui ci faisant déjà parti de la vie d'un couple. Il y avait eu un petit souci niveau organisation, et tous les deux avaient été placé dans des orphelinats différents. Cela expliqua énormément de choses, et en premier lieu ce sentiment de vivre une vie qu'il n'aurait jamais dû vivre. Il aurait dû grandir en Australie, entouré de ses deux parents, à apprendre comment les mener en bourrique à son p'tit frangin, et, éventuellement, à faire la même chose à d'autres enfants qu'auraient eu leurs parents. Mais non, à la place de ça, il avait vécu une toute autre vie. Attention, il se savait chanceux d'en avoir eu une comme celle là et de ne pas avoir été trimbalé de foyer en foyer, sans cesse jeté comme une vieille chaussette, sans baladé comme un chien, mais il n'en demeurait pas moins que ça faisait mal de découvrir tout ça maintenant ... Avoir un enfant adopté n'est pas une tare, on peut l'avouer sans en avoir honte, et c'est bien mieux pour le principal concerné. Megara lui avait expliqué que cela faisait plusieurs mois que Jeffrey et elle tentaient d'avoir un quatrième enfant, mais que cela ne venait pas. On avait même diagnostiqué une perte de fertilité chez Jeffrey. Ils avaient donc eu recours à l'adoption, avant que quelques mois plus tard, Megara ne tombe à nouveau enceinte, de Naora, qui devint l'enfant miraculeux sans que cela ne porte préjudice à ses frères, ni même à Ashton. Les médecins avaient dit que quelque chez Jeffrey s'était comme débloqué. Quoi qu'il en était, Ashton était resté leur fils, et eux avaient continué à garder le silence jusque là.

Il avait préféré laisser le temps faire son oeuvre plutôt que de réagir à sang bouillant à la nouvelle, même s'il était vrai qu'il s'était coupé de ceux qui étaient les siens depuis son adoption, à l'exception de Naora. Elle, elle était dans le même cas que lui, ignorant tout de tout ça jusqu'à ce que leur mère se décide à parler. Elle n'était pas née lorsque tout ceci s'était produit, et l'avait de toute manière menacé de tout un tas de trucs s'il s'avisait de couper tout contact avec elle aussi pendant quelques temps. Il avait poursuivi ses études, assez chaotiquement il fallait le dire. En même temps, faire la fermeture des bars et passé son temps à dormir en cours ne mène pas à la menée d'études la plus stable qui soit. Cependant, il n'avait commis aucune gaffe lors de son internat, n'avait tué aucun patient et était en bonne passe de réussir haut la main son passage d'examen, ce qui le mènerait à obtenir son diplôme de médecine. Il avait enchainé les petites amies, aucune d'elles ne restant bien longtemps et rares étant celles qui avaient eu le privilège de s'installer avec lui, en général parce que l'histoire s'achevait avant que tous deux n'en arrivent à la phase adéquate pour envisager un emménagement de la belle. Et puis, il y avait eu Gemma. S'il en avait été amoureux ? C'était bien complexe en fait. Il ne tolérait pas l'avoir plus que ça dans les pattes et ne supportait dans le même temps pas l'idée de savoir qu'elle pouvait être avec un autre que lui. Il avait ce côté possessif avec elle, et ils enchaînaient engueulades sur engueulades, pour se réconcilier sur l'oreiller, comme deux grands enfants. Et puis, un jour, il y eut ces mots fatidiques. « Je suis enceinte. » Il n'avait pas eu ce réflexe stupide et largement trop répandu qui consistait pour le père à se demander, à s'écriant, comment tout cela était possible. Il connaissait les mécanismes de reproduction et le cycle logique amenant à concevoir un enfant. Cependant ... Oui, en fait, c'était tout à fait logique, ils l'avaient fait, la dernière fois, sans préservatif. Dans son cas, c'était risqué : travaillant dans le domaine de la santé, il était amené à côtoyer toute sorte d'infection. Mais il ne se mit pas à faire la morale à sa petite amie, c'était ainsi, et pas autrement. Il ne voulait pas de cet enfant, mais si ce bébé allait permettre à Gemma de se sentir mieux, de cesser de lui faire caprice sur caprice, de l'engueuler pour tout et n'importe quoi, sans cesse et n'importe où, et bien, soit. Et puis, ce n'était pas comme s'ils n'avaient que de faibles moyens financiers après tout. Loin de tout arranger entre eux, ce bébé les sépara quelque peu, et ils s'éloignèrent chaque jour un peu plus, restant tout de même proches l'un de le l'autre, ne serait ce que parce qu'ils vivaient ensemble, et que le jeune homme, sans grande motivation à l'annonce de sa paternité, se refusait d'être un père lâcheur. Il serait là pour l'enfant, après tout, c'était le sien. Et il arriverait sans doute à l'aimer, même si, au fond de lui, il se disait que ce n'était peut être pas exactement le moment ou l'endroit d'avoir un enfant, surtout avec Gemma. Il n'en était pas fou amoureux, toujours pas, mais il éprouvait tout de même pour elle des sentiments, teintés d'un peu de passion. Et puis vint le jour de l'accouchement. Il travaillait ce jour là, ayant passé entre temps son examen et l'ayant réussi, sans grande surprise de la part des siens. On le bippa alors qu'il auscultait le poignet cassé d'une petite fille. Il confia la jeune patiente à une collègue, avant de filer à la maternité, située dans l'aile opposée à la sienne. Gemma accouchait 5 semaines avant terme. Il y avait des risques, plus minimes que lors des accouchements de grands prématurés, mais des risques tout de même, présents et menaçants. En y repensant, le jeune homme ne pouvait s'empêcher de faire le rapprochement entre ce qui s'était passé ce jour là et la fin de ce magnifique livre qu'était L'adieu aux armes, d'Ernest Hemingway. Son fils à lui aussi n'avait pas survécu, même s'il était né vivant. Le cordon ombilical l'avait étranglé. Mais contrairement à Catherine, Gemma, elle, n'avait pas repris connaissance après l'accouchement. Elle était morte d'une hémorragie interne. Tout comme Frédéric, héros de ce fameux ouvrage de Hemingway, Ashton avait voulu voir la dépouille de l'ex-mère de son déjà défunt fils, et comme Frédéric, il sortit vite de la pièce, parfaitement conscient qu'il ne pouvait plus dire adieu qu'à une statue. Il était sorti, dehors, avait fumé une cigarette, avant de se mettre à pleurer, ce qui lui arrivait si rarement. Il était rentré se coucher, avait dormi près de 20 heures d'affilé, avant de se réveiller, de présenter sa démission à l'hôpital, et de faire ses valises afin d'embarquer pour le premier avion à destination de l'Australie.

Une foule de souvenirs et de réflexes l'avait assailli lorsqu'il posa le pied pour la première fois depuis si longtemps sur le sol Australien. Il était rentré chez lui, parce qu'il devait prendre un nouveau départ, parce qu'il devait commencer, à l'âge de 27 ans, à vivre cette vie qu'il aurait dû vivre. Il s'installa tout d'abord à Bairnsdale, sachant qu'il avait été adopté dans l'orphelinat de la ville. Il se fit employé en tant que mécano' dans l'un des garages de la province, et se mit en tête de retrouver ce frère qu'il n'avait jamais connu, la faute à l'administration qui les avait séparés et placés dans des orphelinats différents. Il n'y avait que ce prénom pour l'aider, Jayden. Il n'était pas flic, ne possédait pas de réseau de contacts sur le sol Australien, la tâche se révélait donc ardue. Et puis un jour ... Un jour, il y eut cette interview télévisé, sur une chaîne locale, du shérif de Swifts Creek, situé à une petite centaine de kilomètres de là. Il y avait ce prénom, Jayden, et ce petit quelque chose dans ses yeux qui lui faisait penser aux siens. Il décida donc de tenter sa chance, risquant, au pire, d'avoir déménager dans une nouvelle ville pour rien. Mais on avait toujours besoin de mécano' auto' partout, dans quelque pays que ce soit, il trouverait du boulot. Cela fait maintenant un peu plus d'un an qu'il a aménagé à Swifts Creek, où il bosse comme mécanicien auto', refusant de postuler pour un emploi de soignant à l'hôpital, lui qui avait été incapable de faire quoi que ce soit pour Gemma et leur fils. Cependant, on ne peut pas changer entièrement sa propre nature. Il était visiteur d'hôpital volontaire, charge bénévole qui consistait à donner de son temps pour rendre visite aux malades à l'hôpital. Et au fur et à mesure, il a réussi à obtenir des informations sur ce fameux Jayden Logan Bowen, shérif de son état. Il apprit ainsi qu'il avait été adopté, et en séduisant l'une des employées de l'orphelinat, il avait réussi à ce qu'elle aille fouiller pour lui dans les archives. La réponse lui revint : Jayden était son frère, ou alors, c'était un bien fortuit hasard que le jeune homme ait un frère du nom d'Ashton et des parents morts le même jour que ceux d'Ashton. Maintenant, il allait devoir tenter de nouer le lien, sans brusquer le jeune homme. Après tout, ce ne doit pas bien être agréable et acceptable dans l'immédiat de croire un mec qui se pointait en vous annonçant être votre frère aîné, alors que vous ne l'aviez jamais vu et ne le connaissiez ni d'Adam ni d'Eve !
« répond à mes questions ! »


●● Faite vous les gestes qui sauveront la planète dans votre vie ? Dans mes études, j'ai appris à trier mes déchets, et j'applique cela au quotidien. En revanche, pour rien au monde je ne laisserais au garage cette voiture que j'ai déniché dans une casse.
●● Cigarettes, substances illicites, alcool, etc. En consommez-vous ? J'ai été un fumeur plutôt modéré, mais j'ai cessé de toucher à la clope depuis mon arrivée ici. Quant à l'alcool, de temps en temps, ça fait toujours du bien. Pour les substances illicites, non merci, j'ai passé l'âge.
●● T'as jamais rêvé d'avoir un super pouvoir ? Lequel ? Voyager dans le temps, ce serait bien. J'aurais au moins la chance de connaître ceux qui étaient mes vrais parents comme ça ... Et de pouvoir faire des bonds dans le passé afin d'éviter une catastrophe venant juste de se dérouler.
●● Qu'est ce que tu préfères manger ? Tout ce qui est gras et qui, de préférence, peut être décongelé en rentrant du boulot. Je suis aussi un fana du chocolat.
●● Quand tu étais enfant c'était quoi ton dessin animé préféré ? Hum, tout ce qui pouvait parler de superhéros, du genre Batman, même si j'étais plus trop un enfant à l'époque, et puis, aussi les Simpsons.
●● La honte de ta vie, c'était quand ? Le jour où j'ai couché avec la mauvaise fille ... Je devais avoir 15, 16 ans, et elle avait une soeur jumelle. On va dire que j'étais crevé, pour ne pas dire cuiter, et, bam, erreur de jumelle ...
●● Le plus beau jour de ta vie ? Sans doute le jour où j'ai compris que ce Jayden était mon frère.
●● Votre plus mauvais souvenir ? Le jour où ma mère adoptive m'a annoncée que j'avais été adopté, justement. J'avais 19 ans, un peu tard pour de telles révélations ...
●● Et si tu étais un animal ? Je dirais un chien, mais vous savez, le genre sauvage, du style loup, ou dingo ...
●● Si vous pouviez changer une chose, ça serait quoi ? Le jour où j'ai rencontré Gemma, j'aurais dû tourner les talons. Cela nous aurait évité tous ces cris, toute cette fin tragique aussi.
●● Ou est ce que tu aimerais vivre ? En Europe ... Ouais, c'est ça, en Europe, élevé par une mère Européenne, j'ai appris à aimer la culture cosmopolite de ce continent.
●● Ton style de musique préféré ? Le rock, babe !
●● T'es plutôt ciné ou télé ? J'aurais tendance à dire ciné', pour la qualité d'image et de son, et pour l'absence d'une tonne de publicité en plein milieu du truc, mais j'hésite, parce qu'à la télé', il y a toute ces séries ... Arf, cinétélé, ça marche ?

« qui est ce ? »
●● Pseudo : Twix
●● Prénom : Alexa
●● Âge : 19 ans moins aucune dent
●● Que penses-tu du forum ? Le header est très attrayant, tout comme le reste
●● Comment as-tu atterri ici ? Par la Poste
●● Personnage : Personnage inventé
●● Avatar : JensenGodAckles
●● Groupe : Actifs
●● Fréquence de connexion : 5/7 jours.
●● Multicomptes : Nop ^^
●● Le mot de passe pour faire partit de la vie à Swifts Creek ? Code correcte par Lou.





Dernière édition par Ashton C. Livelystone le Mar 24 Aoû - 23:05, édité 3 fois
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Jayden L. Bowen

LITTLE J.
«easy as a kiss we'll find an answer»



Prénom : Anaïs
Messages : 1117
Date d'inscription : 21/08/2010
Age : 26
Crédits : vava et sign by dodixe ♥

H I D D E N . B O X
◊ Âge: 27 ans
◊ Love me or hate me:
◊ Topics: open

MessageSujet: Re: Ashton • When you couldn't forget, they had ways of making you not care Mar 24 Aoû - 13:55

Twiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiix 0004
Bienvenue et bonne chance pour ta fiche big brother x)

_ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _

ANNA&JAYDEN ♥️
« for every street of any scene any place you've never been i'll be your guide. put all your fears back in the shade don't become a ghost without no colour cause you're the best paint life ever made »
© dodixe
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://sympathyforthedevil.forumactif.com/forum.htm
avatar
Lou Rose Appleby

FONDATEUR ♣ Sex on fire !



Prénom : Florian
Messages : 1255
Date d'inscription : 12/06/2010
Age : 25
Crédits : avatar : sugarfall ; signature : ♦pepperpot

H I D D E N . B O X
◊ Âge: 19 ans
◊ Love me or hate me:
◊ Topics: open

MessageSujet: Re: Ashton • When you couldn't forget, they had ways of making you not care Mar 24 Aoû - 14:02

    BIENVENUE 0080
    Merci, de ton inscription. Si tu à besoin d'aide pour faire ta fiche, je te conseil de lire attentivement ce topic.
    Bonne continuation et si ta des questions, n'hésite pas à nous les posez.

    Je te valide le code du règlement ce dernier étant correcte (:

_ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Prénom : Marie
Messages : 1063
Date d'inscription : 22/08/2010
Age : 26
Crédits : c. faith&green kiss

H I D D E N . B O X
◊ Âge: 25 ans
◊ Love me or hate me:
◊ Topics: open

MessageSujet: Re: Ashton • When you couldn't forget, they had ways of making you not care Mar 24 Aoû - 15:12

DJI KAYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYY 0018

DAMN TU ES BEAU 0072
*sbaaff*

Bienvenuuue x3

_ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _


Jayden&Anna


« come on dance around, shine upon the ground. from me to you, don't you know i'm strong ? i could win the world for you, i would stop breathin' for you. don't worry life is easy. be my unicorn, i'll chase all the dragons for you. »

c.dodixe&aaron


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Callum Z. Hurley

MAD'ADMIN ♠ don't trust me



Messages : 258
Date d'inscription : 26/06/2010


MessageSujet: Re: Ashton • When you couldn't forget, they had ways of making you not care Mar 24 Aoû - 15:15

    Bienvenue x)

    Merci de l'inscription
    & bonne chance pour ta fiche !

_ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _
    « [size=9]LOVE SEXY MAGIC. Everything ain’t what it seems. I wave my hands and I got you and you feel so fly assisting me but now it’s my turn to watch you. I ain’t gonna stop you if you wanna crowd my neck. Talk sexy to me like that, just do what I taught you, girl. When I give you my heat and I need you to push it right back. »
    [/size]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Invité

Invité




MessageSujet: Re: Ashton • When you couldn't forget, they had ways of making you not care Mar 24 Aoû - 17:48

    Merci tout le monde 0004

Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité

Invité




MessageSujet: Re: Ashton • When you couldn't forget, they had ways of making you not care Mar 24 Aoû - 20:16

Haaaaaaaaaaan Jensen 0025
Bienvenue ! 0010
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité

Invité




MessageSujet: Re: Ashton • When you couldn't forget, they had ways of making you not care Mar 24 Aoû - 23:24

    Merci ♥

    Je pense avoir fini !
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Lou Rose Appleby

FONDATEUR ♣ Sex on fire !



Prénom : Florian
Messages : 1255
Date d'inscription : 12/06/2010
Age : 25
Crédits : avatar : sugarfall ; signature : ♦pepperpot

H I D D E N . B O X
◊ Âge: 19 ans
◊ Love me or hate me:
◊ Topics: open

MessageSujet: Re: Ashton • When you couldn't forget, they had ways of making you not care Mar 24 Aoû - 23:28

    Très belle fiche, j'adore et une belle écriture =P
    Je te valide donc.
    Amuse toi bien parmi nous.

_ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Invité

Invité




MessageSujet: Re: Ashton • When you couldn't forget, they had ways of making you not care Mar 24 Aoû - 23:28

    0079
    Bienvenue à toi, tu me réserves un lien ? 0062
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité

Invité




MessageSujet: Re: Ashton • When you couldn't forget, they had ways of making you not care Mar 24 Aoû - 23:34

    Merci beaucoup ♥
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé






MessageSujet: Re: Ashton • When you couldn't forget, they had ways of making you not care

Revenir en haut Aller en bas

Ashton • When you couldn't forget, they had ways of making you not care

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
SWIFTS CREEK :: HERE WE START :: This is me :: Goodbye-
Forum ouvert depuis le Vendredi 20 août 2010.
© COPYRIGHT.
Le forum appartient à son équipe administrative.
Forum entièrement optimisé pour Mozilla Firefox 3.6.
Swifts Creek est la propriété de ses administrateurs. Les créations, personnages et pseudos appartiennent aux membres. Nous serons intransigeants quant à la copie qui est totalement interdite et ce, dans tous les domaines possibles !
Créer un forum | © phpBB | Forum gratuit d'entraide | Contact | Signaler un abus | Forum gratuit